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Báthory Erzsebet (1614)


Nadine Ollivieri
(@nadine)
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LA { COMTESSE SANGLANTE } 

C'est l'histoire d'un Barbe-Bleue en jupon, une sorte de roman populaire sorti de la patrie de Dracula. Tout semble faux, et pourtant tout est vrai...

En l'année 1575 au mois de mai, Erzsebet Báthory  épouse le Comte palatin Ferencz Nãdasdy. Les époux occupent un des 1er rang dans la noblesse de l'Europe Centrale. Leur alliance est un atout politique assez avantageux. Erzsebet est issue d'une lignée comprenant un roi de Pologne, plusieurs princes de Transylvanie, et de nombreux palatins de Hongrie. De son côté, Ferencz Nãdasdy avait perçu l'héritage d'un grand nombre de seigneuries féodales, qui allaient faire de lui l'un des plus grands seigneurs de la région.

Le mariage à peine célébré, le jeune ménage s'installe à Csejthe, l'un des dix-sept châteaux que le Comte possède dans les Carpathes. C'est une forteresse sinistre, aux murs grisâtres qui surplombe une montagne rocheuse et escarpée. Un endroit idéal pour servir de décor aux crimes atroces, que la jeune Comtesse n'allait pas tarder à commettre.

D'après des témoignages, Erzsebet était une femme d'une beauté exceptionnelle, mais dotée d'une tare nerveuse liée à ses ancêtres, qui pouvait expliquer en partie un certain penchant pour la cruauté qui la rendit célèbre. Très jeune, sa perversité se manifeste d'une manière singulière. S'apercevant que ses maux de tête disparaissent lorsqu'elle mord ses servantes, elle prend goût pour le penchant carnivore de la chair fraîche de jeunes filles, qui ne la quittera plus jamais. Son fantasme se diversifie par de petits "curieux" passe-temps, que son époux compréhensif considère comme d'innocentes broutilles. Piquer ses jeunes couturières avec des aiguilles et les regarder se vider de leur sang, ou encore enduire le corps nu d'une de ses servantes de miel, et l'exposer à la morsure des fourmis, fait partie de ses loisirs.

La peur de vieillir devient une obsession, elle ressent de la jalousie et de la haine à l'encontre des jeunes filles de son entourage, pour la concurrence envers sa beauté. Pour retarder l'apparition de rides, elle a recours aux philtres magiques de plusieurs sorcières. Malgré quatre enfants, longtemps elle conservera son teint de jeune fille.

En 1604, le décès de son époux la porte au rang de maîtresse absolue de tous les biens, ce qui lui permet de donner libre cours à ses penchants sadiques.

Aidée de son bouffon Ficzk, elle recrute des jeunes servantes, sous seule condition qu'elles soient jolies et en bonne santé. Les supplices les plus horribles, commencent alors dans la salle de tortures du château. Erzsebet s'amuse à faire battre ses victimes jusqu'à ce qu'elles en décèdent, brûle leur poitrine, la plante des pieds, et d'autres parties encore plus sensibles par des fers rougis sur la braise. Les meurtres se succèdent sur la cadence de cinq à dix filles par semaines. Pendant que d'autres innocentes sont recrutées, elle enterre les corps dans la crypte de l'église ou la cour du château. Les nouvelles victimes s'entasse pêle-mêle dans les prisons, attendant leur supplice dans des conditions atroces. Nues par grand froid, elles sont à peine nourries ou obligées de manger la chair grillée de leurs compagnes de cellule.

Le besoin sanguinaire de la Comtesse ne s'arrête pas là. Pour soigner sa peau, elle prend fréquemment des bains de sang qui d'après les rumeurs est un remède radical contre la vieillesse. Elle fait trancher les veines de deux ou trois filles, dont la bouche est cousue afin de ne pas être gênée par leurs cris, puis elle se fait verser le sang encore chaud sur son corps.

Pendant les grands froids, un autre de ses fantasmes consiste à tremper ses victimes dans l'eau afin qu'elles meurent prisonnières de la glace. Il y a aussi celui de les enfermer dans la "vierge de fer" du château. Une statue creuse munie à l'intérieur de couteaux, permettant de saigner les victimes en les pressant comme un citron.

Au total, il y eu 610 victimes, tant de disparitions ne pouvaient passer inaperçues. Les habitants devenaient méfiants, refusant d'envoyer leurs filles au château. La chose fut découverte par les loups qui poussés par la faim, creusèrent dans les douves déterrant quatre cadavres de jeunes filles. Les villageois demandèrent une enquête au Grand Palatin de Hongrie. Le roi Mathias II fut saisi de l'affaire. La comtesse fut accusée publiquement par son cousin le palatin Thurzo.

Erzsebet dans un 1er temps nia, puis tenta de fuir mais il était trop tard. L'arsenal d'instruments de tortures, ainsi que son carnet intime ou elle notait ses méfaits, avaient été découverts.

Ses complices les sorcières, furent brûlées en place publique et son bouffon fut décapité. La cour considérant son haut rang, lui épargne la mort, mais la condamne à vivre emmurée dans une tour de son château, sans aucun contact avec autrui et nourrie comme un animal.

Il existe deux rumeurs à son propos, la 1ère raconte qu'elle est morte d'une maladie chronique trois ans plus tard, la seconde révèle qu'elle aurait été libérée, et qu'elle se serait adonnée au cannibalisme jusqu'à la fin de sa vie. 


Madjid Ayzen et Yina aiment
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